«Exténuée en fin de saison»

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Mon résultat en individuel aux derniers Championnats d’Europe, à Sheffield (Ndlr : élimination en 8es de finale), n’a pas été au niveau de ce que je peux faire. J’ai vécu une première partie de saison tonitruante et une deuxième partie beaucoup moins bonne, comme l’année dernière. C’est nouveau pour moi car depuis que je suis en équipe de France, c'est-à-dire depuis 2001, j’ai toujours été plutôt diesel, à démarrer doucement pour finir fort. Mais depuis deux ans, c’est tout l’inverse qui se passe. J’apprends à gérer cette nouvelle situation.

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J’ai manqué de fraîcheur car il faut savoir que la saison est organisée de façon différente depuis cette année. Avant, il y avait 13 ou 14 compétitions de janvier à juin et on pouvait faire des impasses. Aujourd’hui, on n’a plus que huit tournois répartis en deux temps forts : un premier de février à avril avec quatre épreuves de Coupe du Monde en Europe, un week-end sur deux, et une deuxième partie de saison avec toutes les épreuves de Coupe du Monde hors Europe (Rio, La Havane, Nankin et Sydney). Certaines ont fait des choix en restant sur un continent ou un autre entre les compétitions alors que nous, on faisait des allers-retours qui ne m’ont pas réussi du tout. J’étais exténuée en fin de saison, j’arrivais sur les compétitions déjà fatiguée par l’attente, par le voyage, perturbée dans mon rythme de sommeil ou mes habitudes alimentaires, etc…. Et quand on rentrait quelques jours, il fallait tout de même s’entraîner. Ce n’était pas facile à gérer, d’autant plus qu’on ne pouvait pas faire d’impasse puisque les compétitions de la deuxième partie de saison, à partir de Rio, comptent pour la qualification olympique.

Les Championnats d’Europe sont, en plus, une compétition particulière car, contrairement au reste des compétitions durant la saison, les 16 meilleures ne sont pas protégées et doivent disputer les qualifications. J’ai donc dû faire les qualifications, des matches en cinq touches et trois minutes. C’est très dur car on peut rapidement être éliminé et rentrer chez soi. J’ai tiré très sérieusement en qualifications et j’ai réussi à mettre en place ce que je cherchais à faire depuis le début de saison. Depuis les Championnats du Monde de Paris, il a fallu que je m’adapte à mes adversaires qui m’attendaient – ça, ça n’est pas un problème -, et qui, surtout, avaient décortiqué mon jeu. Du coup, j’ai souvent tiré contre nature pour pouvoir gagner des matches et j’avais du mal à l’accepter.

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A Sheffield, je n’avais pas grand-chose à perdre puisque l’an dernier, j’avais été éliminée au 2e tour des Championnats d’Europe. Là, j’ai fait mieux puisque j’ai atteint le 3e tour. Par équipes, on a décroché une médaille de bronze alors que la saison a été catastrophique pour nous. Cela fait même deux saisons que c’est catastrophique pour nous. Notre seule éclaircie a été la 3e place aux Championnats d’Europe l’année dernière. Mais après cette médaille, la saison a été catastrophique. Cette saison lors du premier tournoi par équipes, on a accroché une 4e place mais après, à Sydney, on a terminé à la 12e place, ce qui n’est absolument pas notre niveau. A Sheffield, il fallait que l’on défende notre médaille de l’an dernier et qu’on ne fasse pas un trop mauvais résultat pour ne pas entamer nos chances d’aller aux Jeux. On s’en est bien sorties avec un match d’anthologie de Laura (Ndlr : Flessel) qui met 10-1 à la dernière Estonienne lors du match pour la médaille de bronze. De mon côté, je ne m’en suis pas trop mal tirée sachant que je m’étais fait mal au coccyx en chutant dans les gradins le matin. Maintenant, ça va mieux. Place aux vacances jusqu’au 21 août avant un stage de reprise d’une semaine à Méribel.

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Merde faut faire gaffe dans les gradins ! Allez Maureen, l'important, c'est d'être prête dans un an.

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À propos de ce blog

Ils sont champions olympiques, ou rêvent de le devenir. Ils vont goûter à leurs premiers Jeux, ou vivre leurs dernières émotions. Une seule et même volonté les anime : briller à Londres aux JO 2012. Dans un monde sportif parfois en perte de repères, il existe une «famille» où les valeurs chères au Baron Pierre de Coubertin signifient encore quelque chose. Cette famille, c’est celle des «sports olympiques». Une existence tournée vers un match, un assaut, une course de deux heures ou dix secondes, où tout se joue. Parce que le rendez-vous d’une vie se prépare, nous vous proposons de suivre le quotidien de Julien Absalon, Renaud Lavillenie, Maureen Nisima, Sébastien Rouault, Grégory Baugé, Gévrise Emane, William Accambray, Alexis Vastine et Jimmy Vicaut. Neuf champions, neuf sports, neuf destins, neufs histoires à découvrir en toute intimité jusqu’aux Jeux Olympiques de Londres, jour de gloire ou de désespoir.

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  • sisi : étoile brillante...félicitation championne ,,,sincerement j ss trop impressionée par ton lire la suite
  • BioDours : Détermination dans les compétitions, et douceur en soutenant BioDours le lire la suite
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