Du coup, on a fait pas mal de réunions pour parler de tout ça en début de semaine, en utilisant aussi souvent la vidéo. On a fait le bilan et nous en sommes venus à la conclusion qu’il n’était pas utile ou indispensable de changer grand-chose, si ce n’est revenir à un peu plus de simplicité dans le jeu. On doit peut-être réduire le nombre de nos enclenchements pour les faire un peu mieux. C’est ce que nous nous sommes efforcés de faire face à la Suisse lors des deux matches et cela nous a plutôt bien réussi. Mais pour le reste, je ne crois pas qu’il soit nécessaire de faire une révolution. Et tout ce qui s’est dit lors de cette semaine l’a été de manière cordiale, sans méchanceté. On ne s’est pas tiré dans les pattes comme le laissait entendre la polémique Fernandez-Karabatic qui, de mon avis, a surtout été habilement montée en épingle par une certaine presse. On a eu l’impression qu’il s’agissait d’un gros conflit alors qu’en fait, il n’y avait quasiment rien.
Après, en ce qui me concerne, ces deux matches et ce rassemblement m’ont fait du bien, même si déjà avec Montpellier lors des deux derniers matches contre Nantes j’avais repris du poil de la bête. J’ai retrouvé un peu mon jeu. Depuis deux semaines, je me sens bien, je ne me pose plus de questions comme un mois auparavant. Face à la Suisse, j’ai joué libéré, même si je savais que d’une certaine façon, je jouais gros avant les Jeux. C’était bien pour moi de montrer ce que je savais faire avant le début de la préparation et de prouver au sélectionneur qu’il pouvait compter sur moi, y compris même sur le poste d’arrière droit. Dans cette équipe de France, les places sont très chères et il faut toujours montrer que l’on peut apporter un plus, notamment en termes de polyvalence. Que ce soit à gauche ou à droite, je dois donc m’efforcer d’être le plus performant possible. A ce titre, je suis assez satisfait de mes prestations.
Maintenant, il faut se replonger avec le club et cette finale de Coupe de France face à Ivry (le 15 avril à Bercy) pour laquelle nous ferons figure de grand favori sur le papier. Mais sur le papier seulement car on peut me dire ce qu’on veut, cela reste une finale. Le résultat n’est jamais acquis à l’avance, surtout dans ce type de match. A Montpellier, tous ceux qui l’ont joué se souviennent de la finale de Coupe de la Ligue perdue face à Istres à Miami. Et à l’époque, on était déjà donné grand favori. En plus, on a quelques pépins physiques avec la sérieuse blessure de Vid Kavticnik ou l’incertitude qui pèse sur la participation de Niko (Karabatic). Donc cela ne sera pas facile et il faudra vraiment tout donner pour décrocher ce titre.
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