Acte 1. Hatem Ben Arfa. France. PSG-OM 0-3. Dimanche soir.
Leçon 1. Il faut six mois pour bâtir une équipe. Sinon, virez l’entraîneur.
Leçon 3. Le PSG n’est pas en crise, mais en déclin. Sans ennemi de l’extérieur (les supporters marseillais) pour puiser un élément de mobilisation, le club parisien se retrouve une fois de plus en proie à ses démons internes. Violence intrinsèque de ses ultras, haine de l’actionnaire perçu comme un fossoyeur quand il n’est que comptable impuissant de la déliquescence. Lire ou relire ma note du 8 février.
Acte 2. Louis Van Gaal. Allemagne. Bayern - Hambourg 1-0. Dimanche après-midi.
Leçon 2. Van Gaal est toujours l’un des cinq meilleurs managers européens (avec Ancelotti, Benitez, Ferguson et Mourinho). Il a assoupli son approche humaine, parfait sa science psycho-tactique. Dix-sept matches plus tard, ponctués de douze victoires et cinq nuls, le Bayern a pris la tête du classement de la Bundesliga.
Leçon 3. L’antériorité historique du Bayern sur le Bayer Leverkusen, le poids de son palmarès sont tels que Van Gaal se dirige vers son quatrième sacre avec un quatrième club différent. Après l’Ajax et l’AZ Alkmaar aux Pays-Bas et le FC Barcelone en Espagne. Et sa lutte avec José Mourinho (Inter Milan) pour être le premier coach depuis Ottmar Hitzfeld à remporter la Coupe/Ligue des Champions avec deux clubs différents va pimenter le printemps.
Acte 3. Aaron Ramsey. Angleterre. Stoke City - Arsenal 1-3. Samedi soir.
Leçon 1. Une équipe est un subtil mélange de narcissisme et d’empathie, de confiance en soi et d’amour du prochain. Prédominance absolue de l’humain, toute-puissance du facteur mental.
Leçon 3. Dans toute l’Europe, il existe un football à deux vitesses, une société clivée. L’upper class mondialisée, qui joue la Ligue des champions tous les ans comme Arsenal, portée par sa puissance financière, le talent et la beauté de ses joueurs. Et le prolétariat local, présent comme Stoke depuis 1888, qui maintient les valeurs éternelles dans toute leur authenticité. Ils sont laids, mais ils sont là. Et si le vrai football, c’était ça ?
Acte 4. John Terry. Angleterre. Chelsea - Manchester City 2-4. Samedi après-midi.
Leçon 1. Cf : Image 3, leçon 1.
Leçon 2. Le football n’est ni un sport, ni un jeu. C’est un prétexte pour nourrir un show global à flux tendu : l’écume du temps, le buzz autrement dit. La mise en scène de ce Chelsea – Manchester City fut entièrement tournée vers le duel entre le John Terry et Wayne Bridge. Vous connaissez les faits, révélés un mois plus tôt : le capitaine de Chelsea a trompé sa femme avec l’ex-petite amie de Bridge. La simple affaire de cornecul est devenu le « Terrygate ». Samedi, les joueurs de City ont littéralement fait corps autour de Wayne Bridge. A commencer par Carlos Tevez, qui y a trouvé matière à se décharger de ses propres troubles émotionnels nés de la naissance prématurée de sa fille. Bridge refusant la main tendue de Terry lors de la présentation des équipe ; une erreur de Terry provoquant l’égalisation de City ; Tevez défiant physiquement Terry en deuxième mi-temps, les deux hommes torse contre torse… Bon match, à part ça.
Leçon 3. La destabilisation de John Terry va peut-être coûter cher à Chelsea dans la course au titre de champion. Et tout aussi cher à l’Angleterre dans l’optique de la prochaine Coupe du monde, en Afrique du Sud (11 juin – 11 juillet).
Excellent blog que je découvre.
1°) Ben ARFA c'est Ben ARFA !
2°) Van Gaal est bon, très bon? il a fait ses preuves et oui, il faut laisser le temps au temps. Bravo, dit en passant, à Ribéry, buteur unique contre hambourg.
3°) La fracture de Ramsey me fait poser des questions sur les contre-tibia. De Djibril Cissé à lui, j'ai l'impression que cet élément favorise ces fractures-là. A méditer.
4°) Cette "affaire Terry" est risible. Alors, il trompe sa femme alors que l'ex petite amie de Bridge est encore avec ce dernier ou alors ils ont déjà cassé ?
http://allainjules.wordpress.com/