Euro 2012 (8): Italie, rendez à César ce qui est à César

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On connaissait déjà la chanson. "Buffon est invincible; Pirlo, irrésistible; Balotelli, inarrêtable. Et l'Italie est en finale." On connaissait la chanson, laquelle s'écrit aussi en équation. "Scudetto Juventus + Scandaleux Calcio + Skipper pragmatique = Squadra fantastique" (ndlr: à ceux qui seraient tentés d'y ajouter le facteur Skippy, je rappelle que le kangourou est australien. Je répète: le kangourou est australien).   

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Ce soir donc (20h45), au stade olympique de Kiev, l'Italie, l'éternelle Italie, dispute face au tenant du titre espagnol, la neuvième finale majeure de son histoire internationale. "Seulement" la troisième finale européenne, après celles de 1968 (vs Yougoslavie, 1-1 a.p. puis 2-0) et 2000 (vs France 1-2, but en or).

Ce sera là mon premier argument. La réparation d'un accident de l'histoire. Que l'Allemagne, triple championne du monde, le soit également au niveau continental (1972, 1980 et 1996), passe encore. Mais que l'Espagne, née de la dernière pluie au niveau mondial, soit en position de l'égaler (après ses titres de 1964 et 2008) relèverait de l'insupportable, presque de l'usurpation. Surtout avec son solitaire isolée sur le maillot rouge quand l'Italie, elle, en possède quatre, brillantes comme un ciel étoilé de début d'été.

Rien que sur cette incongruité, la squadra azzurra mérite de remporter la XIVe édition du championnat d'Europe des nations. Oui, le mérite peut aussi être une valeur footballogique.

Surtout quand le dit-mérite se superpose harmonieusement aux règles systémiques de l'Euro, dont l'actuelle édition ukraino-polonaise, notoirement puissante, spectaculaire et concurrentielle, se sera révélée ultra-orthodoxe dans son déroulement fondamental. Jugez plutôt.

1/La prime aux élus sortants. Tous les anciens champions d'Europe (9, soit la majorité absolue du plateau) étant sur la ligne de départ, puis les deux-tiers en quart-de-finale (6 sur 7 possibles) pour occuper 75% du Top 8, il était logique d'en retrouver la même proportion dans le dernier carré: trois sur quatre, le maximum historique, comme en 1980, 1988, 1996, 2000 et 2008. Et, dès lors, 100% des finalistes, comme dans toutes les éditions de l'Euro à 16 sauf une, celle de 2004 (Grèce vs Portugal).

2/Un Sénat renouvelé de moitié. Depuis 1980, le taux de renouvellement des qualifiés d'un Top 8 à l'autre s'est toujours situé dans une fourchette allant de 25% (de 2004 à 2008) à 62,5% (de 1988 à 1992), avec, dans les trois quarts des cas, une variation plus étroite située entre 37,5% (de 1980 à 1984 puis 1988, et de 2000 à 2004) et 50% (de 1992 à 1996 puis 2000, et de 2008 à 2012).

3/Le turnover oligarchique. Toujours depuis 1980, le taux de renouvellement, cette fois au niveau des demi-finales, varie de 50% au minimum à 100%. Il n'y a donc jamais eu plus de deux nations à disputer deux demi-finales d'affilée: Allemagne et Pays-Bas en 1988 et 1992, Portugal et Pays-Bas en 2000 et 2004, Allemagne et Espagne en 2008 et 2012, donc. Ceci peut contribuer à expliquer l'inexplicable, à savoir l'élimination de la Russie dès le premier tour malgré sa très nette supériorité sur son tombeur grec dans deux facteurs clé de l'analyse traditionnelle: pourcentage de possession de balle (62/38) et nombre de tirs cadrés (10/2).

4/L'étonnante résurgence darwiniste. Tous les huit ans depuis l'Euro 1988, la finale oppose deux équipes issues du même groupe et s'étant affrontées lors de leur premier match de la compétition. Pays-Bas vs URSS en 1988, Allemagne vs Tchéquie en 1996, Grèce vs Portugal en 2004 et donc, Italie vs Espagne en 2012. Probablement un hasard :-).

5/Une production en v.o. exclusivement. Depuis un demi-siècle, jamais la finale de l'Euro n'a opposé deux fois de suite les mêmes protagonistes. La seule réminiscence historique peut être à chercher du côté de l'Allemagne - Tchéquie de 1996 (2-1, but en or), imparfaite réplique du RFA - Tchécoslovaquie de 1976 (2-2 a.p., 3-5 t.a.b.). Tant pis pour Michel Platini et son souhait d'un Espagne - Allemagne 2, qui sous cet angle devenait hautement improbable. 

La somme de ces cinq facteurs fait donc de cet Espagne - Italie une finale systémiquement prévisible, à défaut d'avoir été prévue par l'auteur de ces lignes. Je vous ai en effet tour à tour parlé de la Russie et de la Suède, éliminées au premier tour; de la France, sortie en quarts-de-finale; de l'Allemagne, définitivement affaiblie par sa réunification et demi-finaliste; de l'Espagne, troisième nation à disputer deux finales d'affilée après l'URSS (1960 et 1964) et l'Allemagne (1972, 1976 et 1980 puis 1992 et 1996).

Reste à parler du vainqueur. Il est grand temps, me direz-vous. Je n'ai jusqu'alors évoqué l'Italie qu'à travers la théorie des PIGS, qui aura in fine été la bonne.

Il existait pourtant plusieurs signes avant-coureurs: ceux de l'équation écrite au début de cet article.

Celui d'un pays ontologiquement déliquescent, sublime dans la rédemption. Cesare-Prandelli-et-Gigi-Buffon.jpgDu totonero de 1980 naquit le troisième titre mondial de 1982, avec Paolo Rossi en héros; du Moggigate de 2006, la quatrième étoile, la même année, incarnée par Fabio Cannavaro. Facile d'en déduire a priori que le calcioscommese de 2012, ayant largement éclaboussé la squadra à travers le "Caso Criscitto", aurait la même issue triomphale, cette fois personnifiée par Gianluigi Buffon, parieur pathologique autant que gardien d'exception, en quête d'une saison (par)faite de zéro défaite en quarante-cinq matches.

Celui d'une Juventus renaissante en écho clair-obscur, championne d'Italie l'année de trois des quatre couronnes mondiale de la Nazionale (1934, 1982 et 2006, ce dernier titre lui ayant été enlevé dans les circonstances narrées plus haut). Cette Juve symbole de l'Italie, avec son maillot blanc et noir paré de deux étoiles, celle de toutes les vertus et celle de tous les vices.

Celui enfin d'un Cesare Prandelli, l'anti-Del Bosque au niveau du palmarès (son seul titre, champion de Série B 1999 avec Hellas Vérone, en faisant l'équivalent d'un Domenech) mais humble et réaliste ("Aujourd'hui, l'Italie a de bons joueurs, mais pas de fuoriclasse") et déterminé dès lors à imposer un programme radical au lendemain d'un Mondial 2010 désastreux.

"Le projet était (...) de reprogrammer une équipe qui se construirait un avenir en se basant sur le jeu, sur la volonté de chercher le jeu." (Citations extraites d'un entretien réalisé par Christophe Larcher et publié dans l’Équipe Magazine du 19 mai). Deux pierres dans le jardin français, de la vision française de son propre football, en passant.

Rappel: c'est dans les tempêtes qu'on voit les grands marins, lesquels ne sont pas nécessairement issus d'un peuple à son image. La vacuité morale italienne a engendré le courage politique d'un Prandelli, Garibaldi version XXIe siècle. "Il faut avancer! (...) Cette Italie qui sait seulement défendre et jouer en contre à vécu. A la place, il y a une Italie qui veut attaquer!"

Attaquer = prise de risque. Troisième pierre dans le jardin français. Risque de jouer avec Antonio Cassano, réputé ingérable, victime d'un AVC le 29 octobre 2011, opéré à coeur ouvert le 2 novembre. il y a à peine huit mois. Risque de miser sur Mario Balotelli, la bombe humaine, l'enfant abandonné, l'homme à qui l'Italie n'a jamais pardonné, ni les tourments, ni les errements, ni (et encore moins) la noirceur de sa peau.

cesare-prandelli-a-trouve-l-astuce-pour-tenir-mario-balotelli-en-l-attachant-tout-simplement_60293_w460.jpgBalotelli vu par Prandelli (avant l'Euro): "Dans ses déclarations, je l'ai trouvé très sincère. Il dit qu'il assumera ses responsabilités. Il est conscient de ce qu'il peut risquer et il faut avoir confiance. Avec lui, il faut aussi être patient."

Balotelli vu par Buffon (hier): "Il est arrivé dans une équipe qui compte déjà beaucoup de champions, pas uniquement sur le plan du football, mais des champions en général. Il s'est intégré et a réussi à travailler avec un entraîneur comme le nôtre qui a réussi à tirer le meilleur de lui".

But en poule contre l'Irlande. Tir au but réussi en quarts contre l'Angleterre. Doublé décisif en demi-finale face à l'Allemagne. Risque, patience, confiance, intégration. Récompense. Tout est dit, ou presque, sur la genèse humaine du football.

Revenons-en à l'équation du soir.

Comme l'Allemagne, l'Espagne n'a jamais battu l'Italie en sept matches officiels depuis 1934. Trois victoires et quatre nuls (la qualification espagnole aux tirs-aux-buts, en 1/4 de l'Euro 2008, compte pour nul dans les statistiques officielles de la FIFA).

Comme l'URSS de 1964 (victime de l'Espagne), comme Allemagne de 1976, comme tous les vainqueurs de l'Euro depuis 1960, l'Espagne ne peut pas, ne va pas conserver son titre. Ou alors c'est que le foot n'a rien à voir dans cette histoire.

Résultat: l'Italie sera, est championne d'Europe. Comme en 1968. Tiens, c'était aussi l'année du dernier titre de Manchester City. Avant celui de 2012, avec un entraineur italien sur le banc. Et un certain Balotelli en passeur décisif POUR LE TITRE.

Mais je délire, là. Je sais. Trop de stats, trop d'équation. Trop de tout + trop de son contraire = Footballogie = astrologie.

Laissez-moi des commentaires désagréables. Je ne les lirai pas. Ce soir, quand le capitaine victorieux aura soulevé le trophée Henri-Delaunay, je serai en vacances.

Je pars pour quelques jours dans le pays ayant gagné l'Euro.

Lequel? J'ai déjà répondu.






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16 commentaires

Si ce n'était pas l'Allemagne ( vous pouvez dorénavant parier contre à tous les coups vous aurez raison ) et comme j'avais écarté l'Espagne des prétendants pour les mêmes raisons que vous avez avancé, et comme j'avais parié sur un ancien vainqueur de l'Euro....ce ne pouvait alors qu'être l'Italie.......

Si malgré tout l'Espagne l'emporte, alors ça ne voudra dire qu'une chose ....que plus rien n'a de sens....
Je vous suis donc de très près puisque moi aussi je pars à la fin du mois chez nos voisins Transalpins.

L'Italie et l'Espagne ont ceci en commun, c'est qu'elles n'ont perdu qu'une seule finale contre un Européen : la France en 1984 pour l'Espagne, la France à nouveau pour L'Italie een 2000, en trois finales "Européennes" pour La Roja, pour le double en ce qui concerne la Nazionale..... les statistiques là aussi sont en faveur de l'Italie.

je suis pour la victoire italienne (4-2)au tab

Il m'aurait plu (aussi !) que l'Italie gagne (et par là même que l'Espagne perde). Las, (à la mi-temps) c'est mal barré !

Enfin bon ce qui fait le charme d'une destination de vacances ce n'est pas que ce pays soit champion d'Europe ! Donc j'irai en Italie quand même en août :D

Votre analyse exhaustive est ratée. Les statistiques ne sont que des relevés de chiffres et je ne vois pas en quoi on peut en tirer des conclusions telles que les vôtres. Beau jeu des Espagnols qui l'ont retrouvé (avec leurs jambes) au bon moment. L'Italie? Beaucoup trop juste au final. Pirlo, Buffon, des rocs, mais il en aurait fallu trois fois deux comme ça pour rivaliser. L'Espagne entre dans l'histoire. Ce n'est une stat, c'est un fait.

....et à la fin c'est l'Espagne qui gagne Partie I.

Que dire de plus sinon que la boucle est bouclée, que l'Espagne en l'emportant à nouveau possède maintenant tous les records, e que ces derniers ne sont pas prêts d'être égalés.
Jugez plutôt :

1) la Roja a la meilleure attaque et la meilleure défense de l'Euro, ainsi que le meilleur buteur (Torres), ce qui était je crois déjà le cas il y a 4 ans !
2) La Roja évidemment fait le triplé et devient le premier pays Européen qui confirme son titre continental, et fait donc mieux que la génération Beckenbauer des années 1972-76.
3) La Roja signe une 3ème victoire sans prendre de but en finale et parachève cet exploit par un autre en signant la plus large victoire en finale de l’Euro, mais aussi en finale de la Coupe Du Monde : 4 à 0
4) Torres devient l’unique joueur a avoir scoré dans deux finale différentes !
5) Cette génération devient la seule à remporter deux Euros…….
6) l’Espagne devient le pays le plus couronné à l’Euro à égalité avec l’Allemagne avec 3 titres…. Et passe devant la France au palmarès.
7) l’Espagne possède la meilleure défense à l’occasion de trois tournois consécutifs, et le meilleur buteur à chaque fois ( 2 fois Villa, une fois Torres )
8) l’Espagne devient le 2ème pays Européen a avoir infligé une défaite à la Nazionale lors d’un grand Tournoi.
9) ce 4 à 0 est la plus lourde défaite de l’Italie en phase finale d’un tournoi Mondial ou Européen.

Bon, j’arrête là, je pense en avoir oublié.
Ce pays qui toujours coinçait en compétition semble avoir trouvé depuis ce 1/8ème de finale perdu en 2006 contre la France, la solution et depuis caracole en tête des bilans mondiaux, certes il lui arrive de perdre ( 4 défaites depuis le titre mondial ) , mais à l’instar de la Mannschaft des années 70 elle se retrouve toujours au bon moment.


Partie II

Je passe rapidement sur la démonstration d’hier, et sur l’énergie d’une équipe nullement entamée par la séance des tirs aux buts contre le Portugal, et qui a bénéficié d’une chance insolente hier : double blessure de Chiellini et du frais entrant Thiago Motta, l’Italie réduit à 10 non pas suite à une expulsion mais sur un fait de jeu ( fait unique dans les annales de l’Euro ….et du Mondial me semble t’il ) , et si vous rajoutez à ça les 1ers buts de Jordi Alba , les 100 Victoire et quelques de St Iker Casillas (un record , encore un ! ) en sélection, un effectif encore jeune et qui lui n’oublie pas de gagner ( suivez mon regard ) , vous comprendrez alors que l’Espagne est plus que jamais candidat à sa succession dans deux ans au Brésil……..
Reste un drôle de goût dans la bouche, une drôle d’impression à voir cette invincible armada où chacun savoure avec humilité chaque succès, ce qu’ils font est pourtant incroyable, et ils sont encore jeunes, et bien non, ils sont non pas blasés mais comme sûrs de leur fait…..témoin cette talonnade tentée par Ramos dans la surface Italienne dans les dernières minutes …..mais que faisait Ramos aux avant-postes lui le latéral reconverti pour l’occasion en défenseur central ( quelle chance cette polyvalence ! ) , participer à la fête pardi ! ….. car le Football à ce niveau en est une ! , les vagues rouges submergent 10 Italiens déboussolés qui eux souffrent car ils sont humains, qui transpirent comme tout sportif qui se respecte (cf.le visage de Pirlo qui contrastait avec ceux des Espagnols jamais marqués et toujours frais comme la rose ) , souvenez-vous aussi de cette prolongation à sens unique contre le Portugal quelques minutes après avoir failli plier dans les arrêts de jeu ! ….. tout ce qui ne la tue la renforce cette Roja ! , est-ce la même équipe qui était tout heureuse d’égaliser contre cette même Nazionale en début de tournoi ? , était-ce les mêmes Espagnols balbutiant leur Football contre la Croatie et tout heureux de s’en tirer sur un but chapardé à deux minutes de la fin ? ….. était-ce la même équipe qui perdait le ballon de façon inhabituelle contre une pourtant bien faible équipe de France ? ….. oui c’était la même …… la maîtrise on vous dit, la maîtrise ! …..
Cette équipe semble avoir trouvé la solution que toutes les équipes depuis la création cherchent en vain : mettre le but qu’il faut au moment où il le faut, être fort dans la gestion de l’espace , être redoutable dans la récupération du ballon, et être impitoyable pour tout le reste, c’est pourtant pas très compliqué …… un détail : ça demande juste un physique monstrueux et une condition à l’épreuve des balles, et quand vous rajoutez à ça que la Roja est composée à 90% des joueurs du Real et du Barça et ces deux équipes sont engagés sur tous les fronts depuis des lustres …… on comprendra la difficulté de la tâche ….. et la rareté du moment que nous vivons………
Reste la question à 100 000 $ ou plutôt à deux € : pourquoi l’Espagne, pourquoi maintenant ? ……. Et là j’avoue n’avoir aucune réponse logique, aucune qui ne me satisfasse complètement, mais un début de réponse quand je songe aux autres sports où l’Espagne brille depuis deux decennies.

Les meilleurs records sont encore à battre: L'allemagne reste devant car plus souvent finaliste et la France a le meilleur buteur: Platini. Au mondial, même, l'Espagne reste une nation mineure.

C'est sûr, reste qu'au rythme où ils vont il ne leur faudra pas plus de 15 ans pour rattraper les Allemands ...... donc dorénavant prudence ! .... je ne parierai plus contre eux .....promis, juré !

La victoire de l'Espagne ou quand la valeur sportive reprend ses droits. Je crois que la Footballogie n'est plus... Depuis 2010 déjà.

Ben non, ca va juste créer de nouvelles règles pour la footballogie.
Elle ne fait pas comme certains, elle évolue et elle est très ouverte ...

j'aurais mis une image de Balotelli encore plus tassée moi.

Pour rassurer un peu tout le monde :
les Espagnols ont quand même perdu en demi-finale de la coupe des confédérations en prenant deux buts dans un match à élimination directe.
Donc la stat de 10 matches sans encaisser de but (hors sujet).
Finalement la coupe du monde 2014 vaudra son pesant d'or avec Brésil et Espagne.
Les Espagnols sont à 22 victoires consécutives en éliminatoires CM & CE (série en cours)
Ils sont invaincus lors de leurs 29 derniers matches de championnat d'Europe (phases éliminatoires et finales). A un match de la RFA 1970-1980.
Les Allemands ont quelques autres records comme de n'avoir jamais perdu à l'extérieur en éliminatoires de la coupe du monde depuis l'édition de 1934 et d'avoir toujours fait, au moins, un quart de finale en CM depuis 1954.
Les Pays-Bas ont le record de victoires consécutives en CM (phases éliminatoire et finale) avec 14 depuis la phase finale de 2010 battant le Brésil de 1969-70 avec 12.
Avec 14 victoires consécutives (voire 15 si 3ème place CM), l'Allemagne a le record de victoires officielles consécutives (en comptabilisant CM,Coupe des confs & et compétitions continentales).

C'est bien dommage que l'Italie n'ai pas gagner cet Euro 2012 elle méritait vraiment la vicoire surtout Mario Balotelli qui fut pour moi le meilleur joueur de cet compétition.

Je m'en souviens encore c'était y a un peu plus d'un mois, on faisait des paries avec les collègues, on écrivait sur un tableau le nombre de points pour chaque équipe et le lendemain on constatait. On avait tous quasiment mis l'Italie gagnante mais bon, elle semble s'être écrasé, la seule erreur de parcours de cette euro 2012.

"Ce sera là mon premier argument. La réparation d'un accident de l'histoire. Que l'Allemagne, triple championne du monde, le soit également au niveau continental (1972, 1980 et 1996), passe encore. Mais que l'Espagne, née de la dernière pluie au niveau mondial, soit en position de l'égaler (après ses titres de 1964 et 2008) relèverait de l'insupportable, presque de l'usurpation. Surtout avec son solitaire isolée sur le maillot rouge quand l'Italie, elle, en possède quatre, brillantes comme un ciel étoilé de début d'été."Je le pense aussi, écrivez belle !

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L’auteur

A propos de ce blog

On peut toujours croire que le foot est un sport, a fortiori un sport démocratique. On peut toujours prétendre que le foot n’est qu’affaire de système de jeu et de culture tactique. Clamer, quand on n’y comprend plus rien, que « tout peut arriver dans le football », selon l’une des croyances les plus établies de la doxa médiatique.

Geoffroy Garétier nourrit depuis des années une pensée inverse. Consultant sur les antennes du groupe Canal Plus (les Spécimens sur Canal+ Sport, les Décodeurs sur Infosport+, 20h foot sur itélé), il fait partager avec ferveur sa conviction ultime : plus le niveau monte, plus « c'est joué d'avance ». Plus le nombre des participants augmente, plus l’audience progresse et plus le cercle des vainqueurs se réduit, en proportion comme en valeur absolue.

Le concept de Footballogie est né d’un triple constat. Un : il est temps d’admettre que le football est bien plus qu’un sport, voire probablement, pas un sport du tout. Deux : il est temps d’élargir le champ de l’analyse sportive, depuis trop longtemps confiné dans les limites chronométriques du match et les tromperies de son apparence. Trois : tout menant au foot et le foot menant à tout, il est temps de lui octroyer le label « fait social total » imaginé par Marcel Mauss, chercheur visionnaire et pionnier de l’anthropologie en France.

Bourdieu l’aurait dit : la Footballogie est un sport de combat. « Footballogie », le blog, s’adresse à tous ceux que le foot fascine et fait vibrer, tous ceux qui savent que passion et lucidité ne recèlent pas d’incompatibilité. Avec, pour seuls parti-pris, l’humour, l’imagination et la libre pensée…

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