Taulier du Canal Football Club depuis bientôt 5 ans, Hervé Mathoux est
aussi LA voix de la série FIFA. Après une année d'échauffement aux côtés de Paul
Le Guen (FIFA 07), il forme avec Franck Sauzée depuis FIFA 08 le duo de commentateurs de foot virtuel le plus rodé de France.
A quatre mois de la sortie de FIFA 14, nous avons assisté à
l'enregistrement des commentaires du nouvel opus. Pendant quatre jours
et à un rythme intense, Hervé Mathoux et Franck Sauzée mettent en boite
l'ensemble des commentaires que vous retrouverez dans le jeu.
Installé
dans la cabine d'un studio d'enregistrement parisien spécialisé dans les
voix de jeux vidéo, le présentateur de Canal + débite pendant des heures les phrases qui
défilent sur l'écran face à lui. Beaucoup de noms de
joueurs évidemment avec les fameux trois tons pour les stars - "Ronaldo,
RonaldOOO, RonaldOOOOOO", des description d'actions ("Manque
d'implication sur ce centre") mais aussi des phrases que certains d'entre nous
n'entendront jamais comme "un retourné exceptionnel !" ou "C'est fait,
ils sont champions de Division 1, bravo à eux !" -. Hervé Mathoux vous parle de cet exercice particulier :
Attendu le 10 septembre aux États-Unis et trois jours plus tard chez nous, NHL 14 se dévoile dans un premier trailer mélangeant habilement actions réelles et virtuelles. Un nouveau moteur physique proposant des collisions encore plus réalistes sera la principale nouveauté.
Si vous lisez ces lignes pour avoir une idée de ce que sera FIFA sur les futures PS4 et Xbox720, c'est raté. «No comment»,
s'est contenté de lâcher avec un sourire malicieux Nick Channon après
notre tentative de question sur le sujet. Le producteur de FIFA 14 était
en revanche
bien plus prolixe au moment d'énumérer les nouveautés de la meilleure
simulation de football prévue à la rentrée sur PS3, Xbox 360 et PC.
Chaque année l'objectif - ambitieux - est le même : rendre quasi obsolète l'épisode précédent aux yeux du joueur une
fois que celui-ci a goûté au dernier cru. Et pour être tout à fait
honnête, les petits gars d'EA Sports réussissent à chaque fois leur
pari. Après un FIFA 13 qui a battu des records en termes de ventes (4,4
millions d'exemplaires vendus en une semaine) et
de critiques dithyrambiques, la tâche s'annonce difficile, qui plus est
sur des consoles en fin de vie. Et pourtant, sur ce que nous avons pu
voir lors de la première présentation du jeu la semaine dernière à Paris, les fans auront a priori de quoi être satisfaits.
«La nouveauté qui fera le plus d'effet sur les fans de FIFA, c'est le Pure Shot».
Nick Channon est sûr de lui. Et on le comprend. Souvent pointées du
doigt pour leur manque de variété et une physique de balle moyenne, les frappes constituent LE gros point d'amélioration
annoncé de ce FIFA 14. Le terme «Pure Shot»
utilisé par les développeurs englobe principalement une refonte de
l'animation des frappes et de la physique du ballon.
Finies les
trajectoires linéaires, la balle peut désormais changer de direction
selon la qualité
du frappeur et, surtout, le niveau de confort de ce dernier lorsqu'il
arme. Une belle prise d'élan sans défenseur sur le râble et la sphère impactée se
transforme en ballon de plage, le fameux cauchemar des gardiens du 21e siècle.Il sera possible d'exécuter des frappes
après rebond, à mi-hauteur avec trajectoire ascendante ou
descendante ou avec le petit rebond vicieux qui fait tant de mal aux
portiers. L'animation du joueur au moment de
frapper a également été nettement améliorée. Et la qualité de son tir
dépend désormais de sa position (voir vidéos).
Le Pure Shot en vidéo
La nouvelle physique du ballon en vidéo
Autre nouveauté
notable en attaque, la possibilité de changer de direction beaucoup plus
facilement lors des sprints ballon au pied. Une bonne nouvelle puisque
l'inertie du joueur une fois lancé était assez agaçante dans les opus précédents. Réalisme accru, la conduite de balle
est beaucoup plus aléatoire et le ballon ne colle plus aux chaussures
comme un chewing gum. Vous pouvez aussi protéger le ballon avec votre
corps par une simple pression de la gâchette gauche (voir photo ci-dessous). Ceci est aussi valable à
la réception d'une passe.
Au rayon des annonces également un pressing
défensif dynamique plus agressif, un marquage des défenseurs plus intelligent en
situation critique et de meilleurs appels des attaquants. «Le jeu sera
davantage concentré sur la bataille du milieu de terrain. Il sera
beaucoup moins "box to box"», nous promet
Nick Channon. De quoi plaire à l'ambassadeur du jeu, Lionel Messi. La défense tactique introduite dans FIFA 12 s'annonce un peu
moins élitiste avec la possibilité pour le défenseur d'effectuer un
deuxième tacle dans la foulée du premier si celui-ci n'a pas fait
mouche. Enfin, le mode carrière voit son interface simplifiée et le
scouting a été particulièrement amélioré pour vous permettre de dénicher plus facilement
les pépites qui vous permettront d'atteindre les sommets.
Souvent
décrié par les amateurs de jeux d'occasion et de troc, le téléchargement via
les plateformes officielles (PSN, XBLM, Steam...) permet aux développeurs,
petits ou gros, de prendre des risques en proposant des contenus originaux sans
pour autant exploser leurs budgets. En sport, cela a permis au hand ou au
squash de débarquer sur un marché jusque-là limité aux disciplines reines (foot,
basket). Côté sports mécaniques, la moto trial en a aussi profité pour envahir
les consoles de salon (Trials HD et Trials Evolution sur Xbox 360) et
smartphone (Trial Xtrem 2). Orphelines de jeu du genre, les plateformes Sony
que sont la PS3 et la Vita accueillent un nouveau venu, Urban Trial Freestyle, développé par Tate Interactive.
Comme ses prédécesseurs, UTF propose un pilotage
à défilement 2D dans des environnements 3D léchés et variés (favelas, buildings,
forêts, autoroutes…). Au guidon de votre trial, vous devrez franchir différents
obstacles (carcasses de voitures, toits d’immeubles, arbres…) avec style et
vélocité pour marquer un maximum d'étoiles et débloquer ainsi le niveau
suivant. Vos performances vous permettent aussi d'accumuler les dollars pour
customiser votre bécane (cylindrées, roues, châssis...) mais aussi votre look
(gants, casque, t-shirt...).
Le gameplay est enfantin
(croix pour avancer, carré pour freiner et faire marche arrière) mais plus
subtile qu'il n'y parait. Pour ne pas poser pied à terre, éviter la gamelle et
viser les records de saut en longueur et hauteur, tout est une question de
dosage accélération/frein et d'équilibre avec le stick gauche. En cas de chute,
vous pouvez immédiatement revenir au dernier check point pour repasser l’obstacle.
Souvent hostile, l’environnement vous met aussi des bâtons dans les roues
avec des éboulements, accidents de la route ou chutes d’arbres du plus
bel effet.
Grand nom du moto trial (voir vidéo), Julien Dupont a aidé au
développement d’UTF. «Le jeu est super
accessible, assez arcade et très simple à jouer. Tout le monde va pouvoir s’amuser
dessus. Ce n’est pas fait pour se stresser sur la manette et devenir tout
rouge. Il est fait pour s’amuser. A
côté de ça, les gens qui ont une expérience du deux-roues que ce soit en trial
ou en enduro pourront retrouver un feeling selon la balance de la moto en l’air
et sur les obstacles», nous a expliqué le Lyonnais dont les exploits ont
été visionnés des millions de fois sur YouTube. Hormis l’absence d’un mode multi-joueurs
(seuls sont présents les fantômes des pilotes ayant réussi les
meilleurs scores) et une durée de vie un poil courte, Urban
Trial Freestyle comblera à coup sûr les fans du genre pour un prix raisonnable sur PS3 (14,99€) et Vita (9,99€).
Vous ne connaissez pas Bruce Grannec ?
Il est aux jeux vidéo de football ce que
Zlatan Ibrahimovic est à la Ligue 1, une star. Le triple champion du
monde (une fois sur Pro Evolution Soccer, deux fois sur FIFA) repart à
la conquête de la couronne mondiale sur FIFA 13. L'Essonnien de 26 ans,
surnommé The Machine pour sa capacité à enchaîner les victoires
virtuelles, a décroché mardi le titre de champion de France de la FIFA
Interactive World Cup 2013. Les 4 finalistes françaisse sont affrontés sur FIFA 13 au centre d’entrainement de l’OM, sous
les yeux de Steve Mandanda, le gardien de l’équipe phocéenne, afin
d’obtenir leur billet pour la grande finale mondiale.
Cristiano Ronaldo, l'arme fatale Bruce Grannec a battu en finale le jeune Parisien de 16 ans, Sofiane Oubellouch, pour devenir le 10e
joueur à valider son billet pour la grande finale mondiale qui aura lieu
en mai à Madrid. Il tentera d’y être sacré champion de la FIWC 2013, de
remporter la somme de 20 000 dollars et d'assister en VIP à la cérémonie du Ballon d'Or 2013. Lors
de la finale, Bruce et Sofiane avaient tous les deux choisi le Real Madrid
et c’est Bruce qui s’est distingué le premier, prenant rapidement une
avance de 2
buts dans les 10 premières minutes par l’intermédiaire de Cristiano
Ronaldo. Le ton du match était donné puisque Bruce a dominé la rencontre
jusqu’à son terme pour l’emporter largement 6 buts à 1. Comme souvent,
Ronaldo a été l’homme du match avec 4 réalisations
tandis que Benzema a inscrit un doublé.
Mandanda impressionné En vrai pro, Bruce garde la tête froide. «C’est
un grand honneur pour moi d’avoir la chance de représenter la France à
la grande finale de la FIWC. Tous les meilleurs joueurs du monde seront
présents
et je dois continuer à m’entrainer et rester concentré pour pouvoir
prétendre à la victoire finale».
Spank (son ID Playstation Network), qui n'hésite pas à inviter ses fans à
le défier sur le PSN via Twitter et Facebook, a impressionné Steve Mandanda, grand amateur de
FIFA. «Je
pensais qu’on avait de bons joueurs de FIFA 13 à l’OM mais après avoir
vu le niveau des finalistes français aujourd’hui je n’en suis plus
aussi certain. Ils ont un talent incroyable. Félicitations à Bruce, je
lui souhaite le meilleur pour la Grande Finale !»
A l’occasion de la sortie de Crysis 3 (21 février sur PS3,
Xbox 360 et PC), Electronic Arts a fait appel à Yannick Nyanga pour incarner
Prophet, le héros du jeu. Lors d’une séance de body painting à Paris et entre deux coups de pinceau, le 3e ligne du Stade
Toulousain est revenu pour nous sur sa pratique des jeux vidéo.
Modèle pour Crysis 3 et une séance de 6 heures de
body painting «J’avais déjà prêté mon image à EA Sports sur Rugby 07 et
Rugby 08. Ils avaient besoin d’un personnage pour incarner le prophète de
Crysis 3. Comme je correspondais aux caractéristiques physiques du personnage,
ils m’ont contacté pour cette séance de body painting. Je me suis dit que ce serait une bonne occasion de faire
quelque chose de différent. C'est sympa.»
Sa pratique des jeux vidéo «Je suis un joueur régulier depuis longtemps même si je ne
suis pas forcément toujours assidu. Je peux passer 2-3 mois sans jouer et m’y
remettre un mois non stop. Dans les rassemblements, souvent à l'étranger, quand
on est confiné entre nous et qu’on ne peut pas trop sortir, on joue plus que d’habitude.
On joue surtout à de simulations sportives comme FIFA, NBA 2K ou Madden. Bon
Madden, on joue entre nous car sur le réseau, on ne touche pas un ballon si on
joue contre les Américains !»
Les jeux de rugby
«Il n’y en a plus trop de bien malheureusement. Il y a eu Jonah Lomu qui était
pas mal mais ça devient vite répétitif. Et le dernier jeu de la Coupe du monde, c'est très moyen.»
Les autres genres
«Je joue aussi à Call of Duty mais comme c’est un jeu en réseau, il faut être
régulier dans la pratique. Sinon dès que tu arrêtes de jouer, tu perds vite
pied. A sa sortie, je peux y jouer à fond pendant 2-3 semaines. J’aime les jeux pour
le côté convivial. Les jeux d’aventure de 30-40 heures, je décroche. C’est trop
long.»
Les jeux vidéo et le XV de France «Tout le monde joue, jeunes comme anciens. Moi je commence à
faire plus partie des anciens (sourire). C’est un moyen de passer le temps en
dehors des matches. Il y a quelques années, on avait tous une PSP dans le bus
et on faisait de grosses parties en réseau local. On organisait aussi des
tournois où tout le monde jouait. Les anciens qui n’étaient pas du tout console
avaient la foule avec eux pour compenser. Parfois ça marchait. On passait des
supers soirées ou après-midi.»
Les plus accrocs aux Jeux vidéo en équipe de France «(il réfléchit) Je ne pense pas qu’il y en ait plus accrocs que les
autres.. Ah si, les Clermontois ! Sur Call of Duty ou FIFA ils sont assez
«geeks». Ils sont durs à prendre. Il fut un temps où c’étaient nous, les
Toulousains, qui étions vraiment pas mal à Call of Duty. Après, certains se
sont mariés, ont eu des enfants. C’est quelque chose qui est difficilement
conciliable (sourire) !»
Sa première console «C’était une NES. Mon premier jeu c’était les Tortues Ninja.
Il était difficile celui là !»
Les jeux traditionnels font de la résistance «La coinche (variante de la belotte), ça reste le jeu référence dans le
rugby ! Dans tous les clubs où je suis passé, on a toujours joué à la
coinche dans le bus. Et ça continue. On joue aux jeux vidéo mais les jeux à
l’ancienne existent toujours. Ce sont des indémodables !
Voilà
un bon mois que je me suis plongé dans ce nouvel opus de Football Manager. Fan
du jeu depuis plus de dix ans, je ne suis pas déçu. On ne l’est jamais avec FM.
Peu importe le manque de nouveautés, la mise à jour de l’immense base de
données suffit à vous rendre accro et totalement asocial.
Principal changement
cette année : l’apparition de nouveaux modes. Un mode classique qui
correspond à une version du jeu allégée avec moins d’actions, moins d’options,
moins de stats… Un mode principalement destiné aux hommes pressés ou aux débutants
cherchant à se familiariser avec le jeu. Il y a aussi un mode Challenge avec
différents défis à relever. Plutôt sympa comme idée. Un mode face à face pour
jouer avec vos amis. Des évolutions somme toute intéressantes. Histoire de
ravir le plus grand nombre. Mais l’aficionado que je suis n’a pu s’empêcher de
zapper ces nouveautés pour plonger dans le Football Manager que j’aime. Le
vrai.
Je
me suis alors plongé dans la peau de Carlo Ancelotti. Exit Carlito, bonjour
Vincent Duchesne, nouvel entraîneur du PSG. Je me voyais déjà en haut de
l’affiche, écrasant tout sur mon passage, amassant les trophées les uns après
les autres. Ma désillusion n’en fut que plus cruelle. Malgré une puissance
financière quasiment sans égal en Europe (50 millions d’euros de budget au
début de la saison), malgré les arrivées de joueurs tels que Jovetic ou Demba
Ba d’entrée et de stars telles que Cavani, Lucas Moura et Fellaini en janvier,
le titre de champion de France m’a échappé. Subtilisé à ma grande surprise par
l’AS Saint-Etienne. Bilan de ma première saison : une deuxième place
frustrante et une Coupe de la Ligue comme maigre consolation.
Fini
le temps où vous pouviez amonceler les stars sur le terrain, laisser la même
équipe à chaque match sans toucher à votre tactique quelle que soit l’équipe en
face, sans modifier la charge des entraînements… Chose que j’avais tendance à
faire, surtout lors de partie entre amis. Désormais, il faut vraiment
réfléchir, cogiter sur le meilleur dispositif à mettre en place pour éviter de mauvaises
surprises et surtout mettre la main dans le cambouis. Voilà ce qui ressort de
ma première expérience dans le nouveau FM. Surtout que la gestion de
l’entraînement a été repensée dans cette version. Une gestion plus claire, plus
facile, plus proche de la
réalité. Il est possible d’optimiser au mieux sa préparation
tactique et physique en choisissant l’entraînement le plus adapté en fonction
du calendrier. Faut-il davantage miser sur les coups de pied arrêtés
offensifs ? Les coups de pieds arrêtés défensifs ? Travailler le
collectif ? La tactique ? Oui, mais à quel niveau d’intensité ?
Allez-vous octroyer un jour de repos après chaque match ? Un système bien
plus complet et intéressant.
Pour m’aider dans ma tâche, j’ai aussi découvert
l’apparition de nouveaux membres dans le staff comme un responsable du
recrutement, un responsable de la formation des jeunes, un directeur sportif…
Il est possible de déléguer davantage. Mon adjoint est désormais capable de
prendre le contrôle de diverses activités. Par exemple, je ne suis plus obligé
de gérer les transferts et les demandes de prêts des jeunes du club. Bien sûr,
rien ne vous interdit de tout gérer, de tout contrôler. Mais autant se
consacrer à l’essentiel et éviter l’éparpillement. Une chose est sûre, ces modifications
ne sont pas anecdotiques. Contrairement au moteur 3D pendant les matches avec
quelques nouveaux angles de vue, des commentaires de l’entraîneur adjoint en
temps réel pendant la rencontre répétitifs et rébarbatifs... Le jeu fourmille
de petits détails ici ou là comme l’apparition du taux d’imposition qui rentre
en ligne de compte désormais. Loin d’être négligeable quand on prend en main un
club français et qu’il faut recruter ! En tout cas, cette édition ne
manque pas d’intérêt. Bon, je vous laisse, j’ai des choses à me faire pardonner
avec le PSG et un titre à conquérir…
Crash Bandicoot, Sonic, Diddy Kong, les Lego... Nombreux sont les
héros de jeux vidéo à avoir tenté à un moment de leur carrière de marcher sur
les plates-bandes de Mario et de son kart. Sans jamais dépasser le maître, ils
avaient pour certains le mérite de proposer une alternative aux
non-possesseurs de consoles Nintendo.
Surfant sur le succès de son excellente
série des F1, Codemasters propose à son tour un jeu dans la même veine répondant
au nom de F1 Race Stars. Un titre dont l'originalité le distingue tout de même
des ersatz de jeu de course estampillé plombier moustachu. Tout d'abord car il
propose d'incarner de vrais pilotes et non pas des personnages de jeux vidéo ou
de dessins animés. Lewis Hamilton, Fernando Alonso, Sebastien Vettel, Michael
Schumacher, Romain Grosjean... Tous les pilotes du championnat 2012 sont
disponibles, version cartoon, plus quatre personnages fictifs dont trois filles.
Le fun prenant évidemment le pas sur le réalisme, pas de différences
flagrantes entre les pilotes, chacun ayant tout de même une botte secrète (super aspiration
pour les Red Bull par exemple). De toute façon, une fois la course lancée, vous
constaterez que vos talents de pilote priment moins que votre capacité à
choisir le bon "item" pour ralentir votre adversaire. Au menu : boost
et projectiles téléguidé ou non classiques mais aussi appel à la safety car
pour ralentir les premiers, téléportation en tête, envoi d'orage localisé ou
lâcher de confettis pour polluer l'écran de votre adversaire.
Bref, des
éléments classiques d'un Mario-Kart like. Le jeu sort tout de même des sentiers
battus dans le pilotage. Licence FIA oblige, impossible pour Codemasters de
faire faire n'importe quoi aux monoplaces. Ainsi pas de dérapage en virage ou
de sauts. Vous devrez ralentir voire freiner pour aborder les virages les plus
difficiles. Dans son souci de "réalisme", les développeurs ont aussi
inclus des zones de Kers dans lesquelles vous pourrez engranger de l'énergie
cinétique qui vous procurera un boost temporaire. Décélérez et ré-accélérez
trois fois dans la zone vous permettra de remplir les trois niveaux de votre
jauge de Kers.
Cible de vos adversaires, votre monoplace subit aussi des dégâts qui vous font
ralentir. Un passage par les stands (un drive through, pas un arrêt) et votre
bolide sera comme neuf. Calqués sur le calendrier de la F1, les circuits sont
au nombre de 11. Ils ont tous, de près ou de loin, un rapport avec les circuits
originaux. Vous passerez ainsi dans le Raidillon de l'eau rouge en Belgique ou
par le virage du casino et dans le tunnel de Monaco. Pour le reste, on est plus
dans le délire total avec des loopings, des tremplins et des raccourcis à gogo.
Très bien dessinés, les tracés ont aussi le mérite d'être longs et variés.
Côté
modes de jeu, on retrouve les classiques championnat, contre-la-montre dans
trois catégories de cylindrées (1000, 2000 et 3000cc) plus un mode Carrière
particulièrement prenant. Vous pourrez jouer à quatre en écran partagé et
jusqu'à 11 joueurs en ligne. Enfin, les développeurs ont plutôt été généreux en
termes de règles de course (par élimination, chasse aux tronçons, slalom…).
Mention spéciale au mode dans lequel vos commandes sont inversées lorsque
vous prenez la tête. Aussi déroutant qu'amusant.
La note de Sport24.com : 7/10
F1 Race Stars, disponible sur Xbox 360, PS3 et PC.
Après avoir dépoussiéré avec succès Need for Speed
Hot Poursuit, Criterion s’attaque deux ans après à un autre volet de la
série, Need for Speed Most Wanted. Le pitch est le même que celui de
l’opus initial sorti en 2005. Au volant des plus
beaux bolides, vous tenterez de devenir le meilleur pilote en ville.
Mais aussi le plus recherché par la police. Car pour accéder au rang de
roi du bitume, ce n’est pas votre capacité à dérouler votre partition à
la perfection tel Sébastien Loeb qui fera la
différence mais plutôt vos aptitudes à ne jamais freiner – ou alors le
plus tard possible – et à envoyer valser (“takedowner” dans le jargon
Need for Speed) vos concurrents. Le tout à grand coup de nitro. Bien qu’il n’y ait aucun risque de
renverser une mamie ou une poussette - Fairehaven
City, la ville où vous évoluez en toute liberté, étant vide de piétons -
filer à contre-sens à 150 km/h dans les rues de l’équivalent de Central
Park attirera bizarrement l’attention de la maréchaussée.
Criterion étant le papa du best seller Burnout,
inutile de vous dire que l’action est au rendez-vous et qu’on
s’ennuie rarement. En grande partie grâce à Autolog, le réseau social de
Need for Speed, qui rend le jeu en ligne assez addictif
et sans temps mort. Les développeurs ont particulièrement mis l’accent
sur le jeu entre amis. Vous défiez ces derniers sur des courses
classiques, des passages devant des radars ou sur des sauts. Les scores
de vos amis s’affichent sur chaque épreuve, à vous
de les battre pour accumuler le plus de Speed Points et devenir le Most
Wanted. Gros avantage, pas besoin de jouer en même temps que vos potes
pour vous tirer la bourre puisqu’Autolog compile en temps réel les
résultats de toute votre communauté. A noter que le multijoueur est disponible uniquement en ligne et qu'il ne propose pas de mode en écran splitté.
Pour le solo comme pour le multijoueur, la volonté de Criteron était de «briser les conventions»
comme nous l’a expliqué Arthur Rohart, le game designer du jeu, lors de la Paris Games Week. «On
a
fait en sorte que le jeu vienne au joueur. Toutes les voitures sont
ainsi disponibles dès le début, pas besoin de les débloquer les unes
après les autres». Après quelques
kilomètres en Porsche – il y a pire pour une première
voiture – vous pourrez rapidement la troquer contre une Maserati ou une
Lamborghini. A condition de les trouver. Les quarante et quelques
bolides sont en effet disséminés ça et là dans la vaste carte d’une cité bien modélisée proposant principalement des
tracés urbains mais aussi quelques passages sur highways et routes de
banlieue. A chaque voiture correspondent des courses à remporter. Avec
les Speed Points glanés, vous pourrez up-grader à loisir vos bolides
(nitro, pneus, châssis, transmission…) via le menu Easy
Drive. Déclenché à tout moment d’une simple pression sur la croix
directionnelle, ce dernier vous permet aussi de consulter la liste des
défis disponibles et de changer de véhicule quand bon vous semble.
En course, on constate finalement peu de différences
flagrantes entres les bolides si ce n’est la vitesse de pointe. Ce qui
nous rappelle que l’on est dans un pur jeu d’arcade et non dans un Gran
Turismo ou un Forza. Le choix de vues est également limité
(une extérieur, une intérieur, pas de cockpit). Les
voitures les plus convoitées sont la propriété des dix Most Wanted
qu’il faudra battre un par un pour les délester de leur bijou. La
vitesse et la prise
de risques montant rapidement, il faudra aussi faire avec les barrages
et herses dressés par la police. Une autorité particulièrement tenace
que même un passage par l’atelier de peinture (il y en a partout à
Fairehaven City) ne parvient pas forcément à berner.
Les concurrents les plus doués sont aussi très (trop ?) difficiles à
semer. Bref, le challenge est à la hauteur. Le plaisir aussi. Surtout en
multijoueur.
La note de Sport24.com 8/10
Need for Speed Most Wanted Disponible sur PS3, Xbox 360, PC, Vita.
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