
Dès son arrivée sur le marché il y a deux ans, F1 2010 s’est immédiatement imposé comme la nouvelle référence des jeux de Formule 1. Et pas seulement en raison d’une absence criante de concurrence sur le créneau. Graphiquement à la hauteur, le jeu a surtout comblé les puristes par son réalisme sur la piste, sa profondeur de jeu et son mode carrière très accrocheur. Après un épisode 2011 dans la même veine, Codemasters a sorti le petit frère il y a une dizaine de jours, F1 2012.
Les consoles actuelles étant en fin de vie, le bébé des
studios de Birmingham reste visuellement dans la lignée de ses prédécesseurs.
La modélisation des monoplaces et des circuits étant déjà d’un très bon niveau
l’an dernier, difficile de faire la fine bouche. Pour prendre une nouvelle
claque visuelle et obtenir une fluidité parfaite, il faudra attendre la PS4 et
la Xbox 720. Point fort depuis toujours, l’environnement sonore reste
impressionnant. Passage sur les vibreurs, déclenchement du KERS ou du DRS,
consignes de votre ingénieur, phénomène d’aspiration… Tout ce qui fait le sel
des courses caressera vos oreilles.
Gros point fort de la série, le gameplay reste un modèle du
genre. Les joueurs occasionnels peuvent se laisser guider et s’amuser en jouant
avec les nombreuses assistances (on enlève quand même la ligne de trajectoire,
sinon c’est trop facile, ok ?). Une hérésie pour les fans de F1 qui s’empresseront
de désactiver une à une toutes ces aides (contrôle de traction, aide au
freinage, ABS…) afin de se rapprocher des conditions d’un véritable simulateur.
Cela passe évidemment par l’utilisation d’un volant de qualité (Thrustmaster T
500 RS, Logitech G25 ou G27).
Sur la piste, les nouvelles pénalités introduites par la FIA
cette saison changent la donne. Il ne vous sera plus permis de zigzaguer à tout
va et de fermer la porte de manière trop brutale devant un adversaire plus
rapide. La météo dynamique est aussi l’un des gros plus de ce F1 2012. En
clair, vous pourrez démarrer un grand prix (au nombre de 20 cette saison dont
le nouveau GP des Etats-Unis à Austin) sous le soleil avant de voir les nuages
s’amonceler au dessus du circuit puis des trombes d’eau s’abattre sur votre
monoplace.

Autant dire que cela décuple l’intérêt des courses et la gestion des pneus avec une piste pouvant présenter à la fois des parties sèches et d’autres humides. L’intelligence artificielle des adversaires a également été affinée pour un réalisme encore plus accru. Mis à rude épreuve avec des voitures au comportement souvent erratiques par le passé, vos nerfs seront donc un peu épargnés. Si l’envie de vous rentrer dedans sans crier gare vient tout de même à l’idée d’un concurrent, les fameux jokers (de 1 à 4) sont toujours dispo pour faire un bond de quelques secondes en arrière et éviter l’accrochage fatal.
F1 2012 n’est pas non plus avare en nouveautés concernant les modes de jeu. Plus élaboré qu’un simple tutoriel, la partie «Test des jeune pilotes» vous permettra de faire vos armes lors d’essais privés organisés par les grandes écuries. Elle vous aidera surtout à appréhender le jeu en réussissant différents challenges tel qu’atteindre une certaine vitesse de pointe ou réussir un freinage dans une zone définie. Cette école de conduite vous mènera rapidement au traditionnel mode Carrière. La formule ayant été éprouvée, Codemasters n’y a quasiment pas touché, si ce n’est en réduisant la partie essais libres (passage de 3 à 2 séances). Dans un souci de rapidité, les interviews d’après course, à l’intérêt discutable, ont également été zappées. Les menus en 3D des précédents opus ont aussi disparu au profit d’une présentation plus classique mais moins immersive.
Pour ceux qui ne sont pas prêts à passer des heures à
franchir une à une les marches de la gloire pour se frotter au gratin à armes
égales, le mode «Champion» est là pour les combler. A travers différents scénarii,
vous défierez les 6 champions du monde encore en activité (Michael Schumacher,
Sebastian Vettel, Jenson Button, Lewis Hamilton, Fernando Alonso et Kimi
Raikkonen). En pneus neufs au volant de la Lotus, vous devrez par exemple remonter
le trafic à Spa-Francorchamps et déposer votre coéquipier, Kimi Raikkonen, supposé
plus rapide que vous avec un train de gommes chaudes. Sympa. Enfin, outre les
traditionnels modes en ligne comparables à ceux de l’an dernier, le mode «Défi
de saison» vous invitera à participer à des saisons raccourcies (10 courses de
5 tours avec qualifications sur un tour). Une nouveauté bienvenue pour les joueurs occasionnels.
La note de Sport24.com : 9/10

F1 2012 (Codemasters), disponible sur PS3, Xbox 360 et PC
A proscrire, vous devez utiliser le support steam qui vous embrouille et complique l'installation. De plus le volant Ferrari GT expérience n'est pas compatible avec ce jeu.
Avant de jouer, vous devez aussi subir des scènes sans intérêt et interminables.